Reconversion : ce que cachent nos peurs de nous lancer


Par  Switch Collective

Reconversion : ce que cachent nos peurs de nous lancer

Peur du changement, de l’échec, de ne pas savoir par où commencer, de manquer d’argent… Pourquoi est-il si difficile de nous lancer dans un nouveau projet professionnel ? Décryptage de nos peurs les plus fréquentes face à une reconversion et conseils pour les surmonter.

Elles sont partout. Dans la bouche de nos proches, dans notre feedInstagram, dans les slogans des marques de sport : les injonctions à faire, à se lancer, à réussir. “Just do it”,”Visez la lune, vous atteindrez les étoiles” ou encore, “La magie se trouve en dehors de votre zone de confort”.

Surtout au moment des résolutions de début d’année, nous avons l’impression que tout est question de volonté et qu’il suffit de le crier à la cantonade pour que tout se mette en branle. Mais pour vous, qui êtes en pleine réflexion, qui vous demandez si vous allez oser franchir le pas d’une reconversion professionnelle ou qui avez peut-être déjà accompli les premières démarches, tout ceci est surtout culpabilisant car vous le savez bien, ce n’est pas si facile de changer de voie.

Il y a fort à parier que mille raisons se bousculent dans votre esprit, et ce, peu importe le stade de réflexion dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui. “Je ne suis pas capable, j’ai passé l’âge, je n’y connais rien, il va falloir que je m’inscrive à une formation, et puis, me retrouver sur les bancs de l’école ? Je n’ai pas le temps et de toute façon, ça coûte trop cher. Et comme je n’y arriverai jamais …” Stop. Et si nous nous arrêtions un instant pour faire le tri dans toutes ces pensées négatives ?

Définir nos peurs

Quand la peur nous tétanise et nous conduit à l’inaction, la priorité c’est d’y voir plus clair.

Comme le conseille Tim Ferris, entrepreneur américain et auteur de La semaine de quatre heures, dans sa vidéo intitulée “Définissons nos peurs plutôt que nos objectifs”, nous pouvons commencer par dresser une liste des pires scénarios possibles qui pourraient se réaliser si nous décidions de nous lancer. L’idée est de lister toutes nos peurs, mais également les moyens de prévenir chacune d’entre elles et de les corriger si jamais elles se produisent réellement.

Cet exercice peut être d’une grande aide pour demander une augmentation, passer un entretien, contacter votre banque au sujet d’un emprunt…

 

Qu’est-ce que nos peurs veulent vraiment dire ?

Une fois nos peurs listées, prenons un peu de recul afin de savoir ce qu’elles veulent vraiment dire.
Se répéter que l’on n’a pas fait les bonnes études, que l’on n’a pas les bons contacts, que l’on n’a jamais de chance… On pourrait vous rétorquer qu’il s’agit d’“excuses”, mais on préfère vous opposer cette image : vos peurs sont comme un oignon, dont il va falloir éplucher toutes les couches. Là, nous en sommes à la première.

Quand la peur cache un manque de confiance en soi

De quoi avons-nous peur exactement ? De (nous) décevoir, de nous confronter à l’inconnu, et de nous rendre compte de nos propres limites. Nous pouvons avoir peur du jugement des autres, d’avoir honte, de décevoir nos proches, et parfois, de leur donner raison (pour ceux dont l’entourage répète : “je t’avais bien dit que ce serait difficile”).

La phrase qui vous fera avancer : “Plus vous aimez vos décisions, moins vous avez besoin que les autres les aiment aussi”.

Le remède : avoir confiance en soi, et surtout, tout assumer. Les succès, les abandons, les non-réussites. Revenir dans un job salarié quand vous aviez clamé haut et fort que la liberté était votre nouvelle boussole ? Oui, et alors ? Vous avez appris, vous avez tenté.

Très vite, vous allez vous rendre compte que les personnes les plus amères sont celles qui rêveraient elles aussi de se lancer et d’avoir le courage de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Plutôt que de vous dire que vous avez raté, posez-vous un moment sur tout ce que cela vous a permis d’apprendre. Comme le disait Thomas Edison, “je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 moyens qui ne fonctionnent pas”.

Quand la peur cache un rapport à l’argent déséquilibré

La peur de manquer financièrement est sûrement l’une des peurs les plus ancrées en nous lorsque l’on envisage une nouvelle voie professionnelle.

Avant toute chose, il arrive fréquemment que nous “fantasmions” la baisse de revenus : nous imaginons tous que notre niveau de vie va nécessairement baisser si nous changeons de voie professionnelle. Alors que certaines reconversions peuvent être indolores, comme changer d’entreprise, ou parfois même changer de métier, par exemple de contrôleur de gestion à responsable en ressources humaines. D’autres reconversions, plus challengeantes, vont effectivement peser un peu plus dans le budget du foyer : les témoignages des anciens cadres supérieurs devenus artisans, restaurateurs, ébénistes ou fleuristes nous le rappellent fréquemment.

De manière très pratique et pour calmer cette peur qui nous saisit, nous pouvons commencer à faire la liste de nos charges récurrentes. De combien ai-je besoin pour vivre mensuellement, entre les dépenses de logement, de nourriture, de santé, de transports ? Quelle part le shopping et les loisirs prennent-ils dans mon budget ? A quoi suis-je prêt(e) à renoncer ? Quelle part de mon budget suis-je prêt(e) à consacrer à ma reconversion ?

Si vous envisagez une reconversion un peu plus “radicale”, il va sûrement falloir faire preuve de créativité : comment arrondir vos fins de mois en étant coach ? Créer une chaîne Youtube, un livre blanc ou un guide, à télécharger à un prix abordable afin de faire connaître votre expertise ? Donner des cours, des conférences ? Créer son job, vouloir une liberté, c’est parfois aussi diversifier ses sources de revenus !

Notre ego et l’importance de redéfinir la notion de réussite

Derrière toutes ces peurs, se cache surtout une construction mentale bien connue, celle que notre succès se mesure par des signes ostentatoires de richesse et d’épanouissement. Sauf que comme l’indique Tim Ferriss, si cela nous conduit à ne pas bouger et à ne pas sortir de notre zone de confort, de peur de perdre en qualité de vie, alors il faut faire la liste des coûts physiques, émotionnels et financiers de notre inaction.

Par exemple, décider de ne pas écrire ce livre, qui nous obsède depuis des années, nous coûtera de la frustration de ne pas passer le cap, de la jalousie de voir les autres y arriver et donc du stress et des émotions négatives, qui, sur le long terme, peuvent se révéler nocives et nous coûter des relations, des amitiés, et parfois même, des histoires d’amour.

Chercher à changer sa vie professionnelle peut s’avérer un vrai parcours du combattant, surtout si nous refusons d’identifier notre ennemi numéro 1 : notre ego. Dans une société où toute notre vie doit être instagrammable, où notre réussite et notre épanouissement semblent se valoriser en vêtements de marque, voyages au bout du monde et intérieurs cosy et photogéniques, il est parfois difficile de poursuivre une reconversion professionnelle quand on sait (pense) que cela va nous mettre en marge de notre entourage. De quoi parler quand tout le monde achète son premier bien immobilier, fait son premier enfant ou le troisième, et quand les moments en famille ou entre amis sont des condensés d’informations sur les derniers placements et investissements à faire ? Alors que de notre côté, le budget est serré au plus juste, et que chaque café hebdomadaire pour rencontrer des personnes se ressent comme une vraie entaille financière ?

Là encore, faites preuve de créativité : réinventez votre définition très personnelle du succès et de la réussite. Est-ce avoir un meilleur équilibre de vie pour avoir plus de temps à consacrer à vos loisirs ? Avoir des lecteurs sur votre blog qui vous remercient chaque semaine de créer du contenu qui les aide ? La réussite est vôtre et il vous appartient de vous fixer vos propres unités de mesure.

Redéfinir le sens du mot “échec”

Pour beaucoup, le mot “échec” est lourd de conséquences, de jugement sur nous, sur notre avenir, sur nos capacités. Rien que d’y penser, nous avons la boule au ventre et l’envie de nous remettre sur notre téléphone et d’oublier nos bonnes résolutions du début d’année.

Et si vous voyiez les choses autrement ? Il n’y a pas d’échecs, uniquement des expériences capables de nous faire grandir. C’est le chemin parcouru dont vous devez être fiers… Même si le résultat ne semble à première vue pas à la hauteur !

 

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