Burn-out, bore-out, brown-out… Comment les reconnaître et les gérer ?


Burn-out, bore-out, brown-out : comment les reconnaître et les gérer

Insomnie, anxiété, dépressions liées au travail… Plus de 10 000 cas d’affections psychiques ont été reconnus comme accidents du travail en 2016. Un chiffre en nette hausse, qui témoigne d’un véritable phénomène de société.
Parmi ces affections psychiques, le burn-out (ou syndrome de l’épuisement professionnel) est l’une des plus connues et médiatisées. Mais connaissez-vous ses déclinaisons, bore-out et brown-out ? Et, sauriez-vous les reconnaître et les gérer ? Zoom sur le mal-être au travail et ses manifestations.

Burn-out, bore-out, brown-out : des pathologies à repérer

Surmenage, ennui ou perte de sens : la souffrance au travail trouve son origine dans des cas de figure variés. Ses symptômes, eux, sont aussi nombreux qu’incommodants (mal de dos, troubles de la mémoire et du sommeil, angoisse, etc.) et engendrent une grande fatigue, autant physique que morale.
Mais comment diagnostiquer les maux liés au monde de l’entreprise ? Point sur trois pathologies récemment identifiées :

Le burn-out

Le burn-out, ou syndrome de l’épuisement professionnel, est lié au « trop-plein de travail ». Il se traduit par une incapacité partielle ou totale, pour un salarié, à accomplir son travail comme il le faisait par le passé. Si vos collaborateurs sont particulièrement agités en entreprise ; s’ils se sentent vidés, incapables de se ressourcer ; s’ils éprouvent des troubles physiques (migraines, perte d’appétit ou troubles digestifs, fatigue musculaire…) : ils sont probablement en burn-out. Il est grand temps de les convoquer et de les sensibiliser à l’importance de maintenir un équilibre entre leur vie professionnelle et privée.

Le bore-out

Exact inverse du burn-out, le bore-out se caractérise par une sous-charge de travail. Cantonné à des tâches rébarbatives et assommantes, désengagé professionnellement, le salarié en bore-out finit par souffrir d’un épuisement moral, voire d’une dépression. Si vos collaborateurs se sentent désœuvrés ; s’ils ne tirent aucun sentiment d’accomplissement de leur travail ou n’y trouvent aucun intérêt : ils sont probablement en bore-out. Convoquez-les pour réfléchir aux façons dont leur poste pourrait être réaménagé.

Le brown-out

Dernière pathologie émergente du monde du travail, le brown-out provient d’une perte de sens et d’utilité apparente d’un salarié pour son métier. Un mal-être né de l’absurdité de certaines tâches du quotidien. Si une personne qualifiée, recrutée pour son diplôme et ses connaissances, est employée à des tâches dénuées de sens, en négation même de ses compétences, elle peut se retrouver en brown-out. C’est le cas, potentiellement, de vos collaborateurs si : leurs valeurs ne sont plus en phase avec celles de l’entreprise ; s’ils ont perdu leur vigueur ou leur envie de travailler ou encore s’ils n’imaginent pas pouvoir continuer à faire le même travail encore longtemps.

Burn-out, bore-out, brown-out : comment les gérer ?

Première étape, lorsque vous remarquez qu’un de vos collaborateurs souffre d’un mal-être professionnel profond : lui conseiller de consulter un médecin du travail ou un spécialiste de la souffrance au travail. Il convient aussi de mener une réflexion approfondie sur différents points :

  • l’intensité, la complexité et la charge de travail imposées au salarié. Lui en demandez-vous trop, ou pas assez ?
  • Les relations entre collaborateurs : la salarié a-t-il été excessivement éprouvé ?
  • L’exigence personnelle : le salarié a-t-il été fréquemment sollicité sur son temps personnel ou mis sous pression ?
  • L’insécurité de l’emploi ou du travail : avez-vous donné des raisons au salarié de douter de la pérennité de son emploi ou de redouter des changement négatifs quant à sa situation de travail ?
  • Le processus de recrutement : les managers et RH ont-ils été parfaitement transparents quant au contenu du poste et à la charge de travail ? Etc.

Ce que dit la loi

À l’heure actuelle, seul le burn-out peut être reconnu par la loi. Mais, cela ne vous empêche pas de faire appel au code du travail pour trouver des échappatoires positives aux affections psychiques du monde de l’entreprise.

  • Face au burn-out : le droit à la déconnexion, entré en vigueur le 1er janvier 2017, vise à « assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale ». Une arme légale contre le burn-out !
  • En cas de bore-out : la loi oblige l’employeur à respecter les tâches et qualifications stipulées dans le contrat de travail d’un employé. Dehors, la placardisation !
  • Contre le brown-out : la meilleure des stratégies est d’être totalement transparent lors du recrutement. Lorsqu’un salarié est en perte de repères, pensez au droit à la formation.

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